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Découverte - Les châteaux - La route des châteaux  CHÂTEAU WALDENBURG (Kettenis)  Version imprimable
La liste des châteaux

 

LE CHÂTEAU WALDENBURG (Kettenis).

Anciennes dénominations : Château de Merols, (Meroels, Meroils, Meroyls, Meruels, Meruils, Meruwels, Mieuruels) et Waldburghaus.

Après avoir quitté Wems, suivons vers notre gauche la route qui vient de Kettenis, jusqu'à son point de jonction avec la Hochstrasse. Tournons à droite et parcourons, vers le Nord-Est, un peu plus de sept cents mètres. C'est là que se trouve le château de Waldenbourg, un peu caché derrière sa haie, ses arbres et son potager, à un jet de pierre sur notre droite.

Quelques pas plus loin et du même côté, trois grands bâtiments ruraux en moëllons de calcaire, construits en 1669, entourent une spacieuse et très belle cour intérieure, reliée à la voie d'accès par un porche en cintre surbaissé. Cette cour est ouverte au Sud-Ouest : deux pilastres en pierre, démantibulés par le charroi de l'armée américaine en 1944, sont gardés par deux soldats polychromés, du 18e siècle, en fonte coulée ; ils précèdent le pont de pierre jeté sur les douves ; celles-ci, qui anciennement se prolongeaient jusqu'à la route, enserrent encore le château de trois côtés ; elles ont été comblées au Sud-Ouest.

Au premier abord, Waldenburg n'a rien d'attrayant ; c'est une grosse et lourde construction de plan rectangulaire, à soubassement chanfreiné, d'un seul étage sur rez-de-chaussée surélevé. La porte d'entrée s'ouvre dans la moitié droite de la façade Sud-Est ; son perron de onze marches, à double révolution, est le seul détail architectural qui rompe un peu la monotonie à l'ensemble.

Les fenêtres à linteaux en arc très surbaissé, ont des jambages appareillés en besace, dans le style Louis XIV. Le petit oratoire en encorbellement, qui ornait le pignon Nord-Est, a été supprimé et son clocheton a été fixé, du même côté, dans la toiture. Il avait été remplacé par une chapelle, également en saillie, qui a disparu à son tour en 1929. La toiture, très banale et à quatre pans, est couverte de tuiles ; deux petites lucarnes s'accrochent à chacun des grands côtés. Deux girouettes sont plantées aux extrémités de l'arête faitière.

L'intérieur conserve de belles boiseries en chêne, une intéressante rampe d'escalier à balustres partant du hall central et un grand salon richement décoré en stuc par le célèbre Gagini, en 1805. Cette pièce est malheureusement peinte en couleur verte, d'un effet malencontreux.

La Hooghuys de Merols était connue depuis le 14e siècle ; elle occupait l'emplacement du château actuel et relevait de la cour féodale de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle.

C'était, à cette époque, un simple Wasserburg, dont il ne reste aucun vestige, et les premiers propriétaires en sont restés inconnus.

En 1560, le vieux manoir fortifié appartenait à Bauduin Crummel, fils de Guillaume Crummel. Il passe, après lui, à sa fille Christine, unie à Jean de Horpusch.

En 1589, celui-ci cède le bien à Thierry Bertolf de Belven, mari de Christine de Hanxler. Il échoit au fils de ces derniers, Simon Bertolf de Belven, chanoine de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle, dont les héritiers le vendent, en 1626, à Henri de Carlafeld, époux de Barbe Schuyl de-Walhorn. Celle-ci, devenue veuve, convole avec Laurent de Meuth, lieutenant au service d'Espagne, qui relève la Hooghuys en 1637.

De cette union naquit une fille, qui s'unit à Jacques Panneman. Ceux-ci aliènent le bien, en 1661, au colonel de cavalerie lorraine André de Waldenburg.

Passé au service du roi d'Espagne Philippe IV, il avait été anobli en 1659.
Ce fut lui qui construisit l'actuel château à l'emplacement de l'ancien Wasserburg ; il y mourut le 2 juillet 1694. Le bien passe à son fils, Jean-François de Waldenburg, général-major des armées impériales, époux d'Anne-Ludovie de Plaines, dame de Ter Bruggen à Erps.

Il opère le relief du château en 1696, mais le laisse, le donne ou le cède (?) à son frère Maximilien-Guillaume-Hubert de Waldenburg, maieur d'Eupen. C'est ce dernier, qui, dans le premier quart du 18e siècle, donna au château son nom patronymique.

Il épousa: l° Marie-Françoise de Thier, décédée le 7 janvier 1731, 2° Marie-Thérèse de Catz, dame de Stockem, morte le 4 octobre 1750.

Après lui, le château échut à l'aîné de ses neveux, Hyacinthe-Joseph-André de Waldenburg, capitaine au régiment du feld-maréchal autrichien Königseck ; il s'unit à Marie-Françoise de Royer de Libermé.

En 1773, il cède la propriété à son beau-frère, Jacques-Alexandre de Royer, déjà possesseur du manoir voisin appelé plus tard Philippenhaus. Ce dernier s'était uni, en 1771, à Anne-Catherine-Joseph de Ghequier, fille de Gilles-Mathieu de Ghequier, conseiller à la cour féodale de Lège, et de Marie-Agnès de Franquinet. Trois ans plus tard ( 1776), Jacques-Alexandre de Royer vend la propriété aux deux frères Nicolas-Jean et Pierre-Nicolas-François de Wiamont, fils de Pierre-joseph-Emmanuel de Hodiamont, sgr. de Neau (Eupen).

Nicolas-Jean de Hodiamont (1745-1830) épousa, en 1788, la baronne Lambertine de Fromenteau de Ruyff ; il habita le château de Waldenburg et y mourut. Il en avait embelli les abords et remanié la construction.

Après son décès, la propriété resta dans l'indivision entre son frère, Pierre-Nicolas-François, et ses deux filles Charlotte-Angéline-Joséphine-Victoire (+ Walhorn le 1-6-1888) et Sophie-Lambertine.

Thérèse-Amélie de Hodiamont (+ au château de Bempt, à Moresnet, le 25-12- 1889), épouse de Guillaume-Jean-Anoirne-Joseph de Résimont de Bempt (+ 25-3-1863).
Après la mort de ces deux derniers et Charlotte de Hodiamont ne s'est pas mariée, Waldenburg resta pendant de nombreuses années la co-propriété en indivise des six enfants survivants nés du mariage de Guillaume-J. A. de Résimont avec Sophie de Hodiamont.

Le 30 août 1905 (acte not. H. Xhaflaire, de Montzen), ces enfants ou leurs représentants, soit Alphonse, Victor, Zénon et Marie de Résimont, leur soeur Emma, épouse du baron Balthazar van Voorat tot Voorst, et les trois enfants de leur frère prédécédé Constantin (époux en son vivant d'Adéldide-L. Ch. de Fabribeckers de Cortils), font le partage provisionnel de la fortune laissée par leurs parents et leur tante maternelle.

Waldenburg, avec certains autres biens, continue à rester dans l'indivision.

Par un acte de partage subséquent (vers 1907), le château fut attribué aux deux filles de Constantin, Henriette et Victorine de Résimont, et à la veuve de leur frère Edmond, née Sibille Schlenter.

Finalement, les deux soeurs, Henriette et Victorine de Résimont, en restèrent seules propriétaires. Elles furent ruinées pendant la guerre 1914-1918 et durent se défaire de la propriété.

Acquise par jules Keller, en 1917 ou 1918, celui-ci la revendit, le 9 septembre 1920, à André Franssen de Cortenbach, d'Eynatten, qui, le 25 juillet 1938, obtint une concession de noblesse et, à titre personnel, le titre de baron. A sa mort, survenue le 4 août 1946, Waldenburg fut recueilli dans sa succession par sa veuve, née Marie Tychon, et par ses quatre enfants : Thérèse épouse d'Otto Mergelsberg, Mathilde, épouse de Léon Sutor, Ernest et André Franmen de Cortenbach.

Sources: "LES DELICES DU DUCHE DE LIMBOURG de Guy POSWICK".


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