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Histoire - Châteaux disparus ou en ruine   CHÂTEAU ALENSBERG  Version imprimable

 

LE CHATEAU ALENSBERG (Moresnet).

Alensberg était l'une des six seigneuries foncières de l'ancien territoire de Moresnet, mais ne relevait pas de la cour féodale de Limbourg, mais probablement, dépendait-elle du Chapitre de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle.

Tout laisse à supposer que le manoir primitif fut bâti vers le milieu du 15° siècle par un certain Jean d'Alensberg qui, en 1467, faisait partie d'une société créée par Arnold de Tzevel pour l'exploitation de la calamine de la Vieille Montagne.

Il est fort probable que Jean d'Alensberg appartenait à la lignée 'de Tzevel' et que, suivant une coutume fréquente de l'époque, il aura pris le nom de l'endroit où il avait son habitation.

Au début du 16° siècle, la seigneurie d'Alesnberg et celle toute proche d'Eyneburg appartenaient à Jeanne de Tzevel qui, ayant épousé Jean de Dobbelstein, les fit passer dans la famille de son mari.

En 1519, Alensberg échut à Jean, Arnold et Arnold-Adam de Dobbelstein et resta dans cette famille jusqu'au 17° siècle.

De par le mariage avec une héritière de la maison de Dobbelstein, Alexandre de Straeten, seigneur de Gemmenich, en devient le nouveau propriétaire.

Après lui, Alensberg passe à son neveu Michel-Henri de Walhorn-Straeten (fils d'Isabelle de Straeten-soeur d'Alexandre; et d'Arnold Schuyl de Walhorn) qui épousa en 1681, Anne-Michèle de Budier, dame de Gemmenich.

Depuis 1690, le bien est dans la famille de Straeten et notamment, Pierre-Christophe, Guillaume-G.

Ce dernier, en 1746, par disposition testamentaire, le laisse à Pierre-Godefroid-Ignace de la Saulx qui lègue ses biens en 1767 à son neveu Pierre-Olivier-Albert de la Saulx né à Limbourg en 1728 et décédé à Alensberg en 1798.

En 1823, son fils, Arnold-Thimothée-A. F. J. de la Saulx, premier Bourgmestre de Moresnet-Neutre, né au château d'Alensberg, vendit le domaine à l'industriel Aixois, Charles-James Cockerill, frère du célèbre John Cockerill et père de Caroline Cockerill qui s'unit à Charles Suermondt d'Aix-la-Chapelle.

Le fils de ces derniers, Armand Suermondt y fera quelques transformations de mauvais goût qui était à la mode en Allemagne à cette époque.

Décédé au château en 1921, il laissa ses biens à son frère Arthur Suermondt qui mourut à la fin de l'année suivante. Sa veuve et ses enfants mirent le domaine en vente et le morcelèrent en 1923 (château et les deux fermes).

Le domaine sera acquit par le notaire Gustave Ernst Petry et par la suite, passa à sa descendance, le Juge Robert Thiéron, qui en 1946, le fit démolir.

Compris dans le territoire belge arbitrairement rattaché à l'Allemagne pendant la seconde guerre mmondiale, il fut habité par des réfugiés de Rhénanie dont les demeures avaient été détruites par les bombardements aériens des alliés.
Il fut également occupé par des troupes allemandes et , après la libération de la Belgique en septembre 1944, par des unités américaines.
Le château fut, au cours de ces diverses occupations, pillé à plusieurs reprises, ce qui se traduisit par la disparition des belles tapisseries de Gobelins qui décoraient le hall.
En fin, de par sa situation, presqu'au pied de l'immense viaduc de chemin de fer qui franchit à cet endroit la vallée de la Gueule, ce dernier fut indirectement la cause de sa perte.
Le 10 septembre 1944, les Allemands, battant retraite, pressés par les forces de la première armée américaine, tentèrent de détruire cet important ouvrage stratégique.
Ils en firent sauter plusieurs piles (voir à ce sujet la page VIADUC) et la violence des explosions fut telle que les toitures du château furent gravement endommagées et que toutes ses fenêtres furent brisées.
Le château se trouva alors dans un si grand état de délabrement et les frais de restauration s'avéraient si considérables, que son propriétaire dut se résigner à le faire démolir en 1946.
Seul le vieux donjon a été conservé, mais sa toiture à quatre pans fut enlevée en 1947 et remplacé par une plate-forme.
Par ironie du sort, il se fait donc, que ce donjon se retrouve à peu près dans le même état primitif, qu'il l'était au 15° siècle

La totalité du donjon du XVe siècle du château d'Alensberg à Moresnet est classée comme monument; l'extérieur des parties anciennes et du fournil de la ferme sise rue du Village, n° 11 à Moresnet et l'extérieur du volume ancien de la ferme sise rue Langhaag, n° 4 à Moresnet sont classés comme ensemble architectural et le parc d'Alensberg à Moresnet est classé comme site (Arrêté du 5 août 1998. Moniteur belge du 23 septembre 1998).

Sources: "LES DELICES DU DUCHE DE LIMBOURG de Guy POSWICK".


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